L’exclusion : les exclus, mais qui sont les excluant ?

L’exclusion : les exclus, mais qui sont les excluant ?
Il serait temps que les responsables politiques de tout bord qui usent et abusent de pure dialectique à prononcer les mots « exclusion » et « exclu » abordent le sujet des excluant.

En effet, dans des discours généralistes où tout le monde peut se reconnaître exclu, donc victime de la société, sans nommer les excluant histoire de ne froisser personne, on arrive dans une société de déresponsabilisation de l’individu.

Donc,il serait pertinent de citer et enfin mettre un nom sur ce dont on peut être exclu, mais aussi de désigner les excluant au même titre que les exclus. Dès lors, on se rendrait compte que tout le monde est exclu et excluant, mais je ne crois pas que l’on soit tous exclus pour les mêmes raisons et par les mêmes personnes.

Or, dire que l’on est « exclu de la société » ne veut strictement rien dire puisque les exclus et les excluant cohabitent dans la même société donc tous deux inclus à celle-ci. Leurs confrontations permettent d’en témoigner et sont belles et biens les preuves de rencontres même si elle sont conflictuelles.

C’est tout simplement parce que les individus rentrent rapidement dans des jugements de valeurs que des malaises se créent et aboutissent aux conflits.

C’est tout à chacun de se remettre en question, et apporter des solutions pour permettre la coexistence entre les individus. Cela commence par devoir identifier les causes de l’exclusion, qui elle en est la conséquence. Peut être faudrait inviter tous les citoyens à s’interroger sur les fondements de valeurs qui conduisent l’individu à exclure l’autre mais surtout d’identifier les valeurs communes qui permettent d’inclure l’autre. A partir de là, la responsabilisation de l’individu pourra enfin naître.

Par ailleurs,j’ajouterai ici une des lacunes de notre langue française : si vous regardez attentivement le dictionnaire, il n’existe aucune définition didactique pour définir une personne qui exclut, c’est à dire un nom masculin ou féminin. En revanche, le terme « exclu » peut servir aussi bien de nom que d’adjectif. Donc par définition la langue française est fondé sur la déresponsabilisation. Ce qui explique que j’ai du employer le terme « excluant » qui est un participe présent afin de définir les acteurs de l’exclusion.

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Renforçons l’équité par un revenu minimum et maximum

Renforçons l’équité par un revenu minimum et maximum
Nous socialiste défendons le principe d’équité.L’equité, en ce qui concerne la répartition des richesses,passe immanquablement par la réduction des inégalités extrêmes des revenus.

L’instauration d’un revenu minimum d’existence est l’unique solution pour éradiquer la pauvreté. Aujourd’hui, avec les gains de productivité, qui vont d’ailleurs se poursuivre en terme de performance dans les années à venir, il devient impossible de demander à tout le monde de contribuer à la création de richesses. Un quart de la population mondiale suffit déjà à les produire pour l’ensemble des citoyens de la planète. Ceci dit, il faudrait le verser à tous, mais afin de ne pas décourager de contribuer et de participer à la vie économique que celui-çi puisse s’additionner au salaire. Encourager aussi à la vie associative pour les personnes sans emploi. Ainsi, que l’on soit salarié, chomeur,cadre,fonctionnaire ou chef d’entreprise, personne ne se sentirait lésé.

L’instauration d’un revenu maximum n’a pas pour but non plus de décourager de s’enrichir, mais il s’agit plutôt de brider l’enrichissement personnel en fixant un seuil au revenu disponible. Mais, afin qu’un sentiment confiscatoire ne soit pas ressenti par son possesseur, laissons-lui la possibilité de verser son revenu excédentaire soit à des fondations agréées, soit des associations ou encore des organisations portant sur des missions d’intérêt général (humanitaire, santé, art, etc, etc…..)

Enfin, le plafond du revenu maximum pourrait être indexé sur le revenu minimum d’existence. En ce qui concerne la politique des revenus, il serait possible de les faire évoluer à la hausse afin que cela ne porte aucun préjudice à l’activité économique pour soutenir la dynamique des entrepreneurs et des salariés

Pourquoi des dieux et des religions ?

Il existe des multitudes de dieux et de religions avec de nombreuses différences mais aussi beaucoup de points communs sur la Terre, pourquoi ?

Pour bien comprendre ce chapitre difficile, il faut toujours avoir présent à l’esprit la théorie de l’évolution au sens de Darwin. L’évolution se manifeste à deux niveaux : tout d’abord au niveau de la compréhension du cerveau humain dont l’évolution a permis la mise en place de mécanismes cachés qui donnent au cerveau toute son efficacité, ces mécanismes et l’apparition du langage parlé puis écrit ont naturellement favorisé l’éclosion de systèmes de religion. A un deuxième niveau, la sélection naturelle a aussi agit sur les concepts même qui ont présidé aux religions : au début, l’homme a produit une grande quantité de concepts : des idées, des images… Pour perdurer et évoluer, ces concepts doivent posséder des caractéristiques bien précises qui ont naturellement sélectionné les « meilleurs » concepts : ceux qui ont survécu puis se sont complexifiés pour former les premières religions. Comme pour les animaux et les individus, un bon concept est un concept qui dure, pour cela, il doit être suffisamment performant au départ mais il doit permettre une certaine évolution qui va conduire, toujours par le processus de sélection naturelle, à une amélioration. Les religions elles-même se sont donc améliorées et complexifiées au sens de Darwin. Comme pour les espèces, le seul critère ultime est la survie des gênes à long terme. Il est amusant de constater que certaines religions qui sont le produit de l’évolution et de la sélection naturelle rejette ce système pour expliquer l’origine de l’homme et des animaux : elles rejettent le mécanisme qui leur a donné naissance.

La construction même du cerveau humain explique les points communs entre les religions et les dieux du monde. En fait, on peut dire que les religions sont naît du décalage entre les processus de fonctionnement du cerveau humain et la conscience qu’en ont les hommes. Ce qui rend la chose difficile à expliquer (et du coup la religion plus résistante) c’est que l’humain, pour comprendre le fonctionnement de son cerveau, utilise son propre cerveau : il ne peut pas s’en « extraire » pour avoir un salutaire regard extérieur. Imaginons un petit homme vert habillé en vert toujours dans une boîte verte et à qui on parle, à travers son téléphone (vert) d’un objet bleu. Quelle représentation pourrait-il bien s’en faire ? Enfin, le cerveau humain s’est façonné, au cours des âges, de telle sorte, qu’il n’est absolument pas nécessaire de savoir comment il fonctionne pour l’utiliser. Cette caractéristique du cerveau à cacher naturellement son fonctionnement complique beaucoup son étude et… favorise la religion. Ce qui se passe dans notre sous-sol mental n’est pas accessible, n’est pas constitué de phrases ce qui nous empêche de formaliser ces concepts si bien que nous ne pouvons avoir conscience des processus impliqués.

Le cerveau

Le cerveau humain, pour fonctionner est constitué de deux parties : la partie externe (grosso modo le conscient des psychanalystes) : c’est la partie de notre raison qui nous est perceptible et que nous ressentons. La partie interne (grosso modo l’inconscient des psychanalystes) : ce sont les coulisses du cerveau où agissent de nombreux mécanismes que nous utilisons sans les voir ni les percevoir qui nous conduisent à considérer des choses comme évidentes et naturelles mais qui le sont beaucoup moins après une analyse approfondie.

Au fil des millénaires, la sélection naturelle a mis en place des mécanismes efficaces qui se sont transmis dans les gênes. Ainsi les petits enfants apprennent assez facilement à maîtriser un langage. La solution évidente et logique pour apprendre quelque chose à quelqu’un, c’est d’utiliser les mots qu’ils connaît pour en définir de nouveaux et lui décrire un concept. C’est une solution évidente mais ce n’est pas celle qui est utilisée par des jeunes enfants pour apprendre un langage : comment expliquer avec des mots un langage à quelqu’un qui ne connaît rien ? L’évolution, chez l’humain a donc retenu des mécanismes plus efficaces comme l’inférence. Par exemple, si un enfant voit une vache mettre bas son veau, il va supposer, il va inférer que TOUTES les vaches mettent ainsi bas. L’esprit a besoin et dispose d’une manière d’organiser et de classer les informations et de donner un sens à ce qu’il reçoit : de produire des inférences à partir des informations recueillies. Si on montre à un enfant un animal qu’il ne connaît pas : un castor par exemple, l’enfant va naturellement appliquer son concept « animal » au « castor », l’enfant n’a pas réellement conscience de procéder ainsi, il utilise les coulisses de son cerveau : des mécanismes sophistiqués et invisibles qui se sont mis en place au cours des siècles et sont apparus dans les gênes. Il est important de comprendre que si un enfant, à la naissance ne sait évidemment pas ce qu’est un animal, il a en lui, à la naissance, les mécanismes qui lui permettront d’absorber ce concept.

Par exemple, un enfant a, dès sa naissance, des mécanismes d’imitation. En tirant la langue devant un nourrisson on peut lui faire tirer la langue alors qu’il ne s’est jamais vu dans une glace, qu’il ne sait pas ce qu’est sa langue et à quoi elle sert. On active des mécanismes que l’enfant possède à sa naissance, dont il n’a pas conscience et qui ont été sélectionnés pour l’aider à apprendre. Cette inconscience de son propre fonctionnement est un puissant facteur d’apparition de surnaturel et de religieux. On peut assimiler la religion à une épidémie mentale qui conduit les gens à développer (à partir d’informations variables) des idées et des concepts religieux assez semblables. Comme un virus biologique ou un virus informatique, un concept religieux, pour se développer doit avoir des caractéristiques bien précises. Un virus qui tue son hôte quelques minutes après son apparition à bien peu de chances de se développer et de propager ses gênes : il sera rejeté par le mécanisme de la sélection naturelle. Réciproquement, un virus très contagieux mais dont les symptômes n’apparaissent que longtemps après son apparition a certainement un brillant avenir dans le monde des virus… La religion et les concepts religieux sont culturels et, au départ, se sont développés un peu « au hasard » mais la sélection naturelle et les mécanismes cachés du cerveau humain ont conduit à une sélection des meilleurs concepts religieux : ceux dont la survie dans le temps est la meilleure.

Le concept religieux

Pour fonctionner, un concept religieux doit survivre et donc frapper les imaginations. D’autre part, il doit être suffisamment simple. La théorie et l’histoire montrent que ce concept doit intégrer un paramètre biologique contraire à l’intuition humaine. S’il n’en contient pas : « le poulet mange du grain et respire », il n’y a rien là d’original, tout le monde le sait et on l’aura vite oublié. « Certains arbres peuvent écouter les conversations humaines, et dans certaines circonstances, les révéler » (Uduk du Soudan). Voilà qui est beaucoup plus intéressant : notre intuition nous prouve que les arbres ne sont pas capables d’écouter, de comprendre ou de transmettre la moindre conversation. Notre esprit, produit des inférences et nous « montre » que ce n’est pas possible. Cette affirmation est donc spectaculaire, a toutes les chances d’être retenue et constitue un bon candidat à un concept religieux efficace. D’autre part, elle pourra facilement évoluer, se complexifier… Pour être efficace, un concept religieux doit être « théologiquement correct » : le paramètre qui viole les lois standard doit être correctement dosé : une faible violation défavorisera la mémorisation, une trop forte violation limitera la diffusion à cause du scepticisme naturel. Plusieurs violations rendent le message complexe et difficile à mémoriser, à moins que la sélection naturelle ne le simplifie…

Les systèmes cachés qui constituent notre cerveau sont aussi complexes en eux-mêmes que dans leurs connexions. Certains aspects de cette complexité sont essentiels si l’on veut comprendre pourquoi les êtres humains ont des concepts religieux. Notre esprit trie les objets en catégories. L’appartenance d’un objet à une catégorie nous conduit à inférer ses caractéristiques : la poule est un animal donc elle se déplace, mange et a une certaine intelligence… Si je lâche cette fourchette, des mécanismes de physique intuitive me conduisent à penser qu’elle va tomber à terre. Si elle reste suspendue en l’air, je serai très surpris. Si l’enfant pousse la balle, je sais que la balle va rouler. Mais je comprends aussi que l’enfant a voulu pousser la balle. Si l’enfant me voit, il sait que je l’ai vu pousser la balle, il sait que je pense qu’il a voulu pousser la balle. Ces concepts nous paraissent évidents, tellement évidents qu’ils sont transparents. Si à un spectacle de marionnettes, Pierrot met la balle dans la boîte rouge puis il s’en va, le gendarme récupère la balle et la met dans la boîte bleue, Quand Pierrot revient, si on demande à un enfant de quatre ans où Pierrot va chercher la balle, il répond : dans la boîte rouge : l’enfant sait que la balle n’y est pas mais il sait que Pierrot le croit. Un enfant plus jeune ou un autiste n’est pas capable de faire ce raisonnement : les mécanismes ne sont pas encore en place ou déficients. Paul sait que Pierre pense que la femme de Jean est plus jolie que celle d’André. Ce genre de raisonnement n’est accessible qu’aux humains.

Pour un humain, un poteau électrique sert à soutenir les fils, pour un chien, il sert à marquer son territoire : le mode d’appréhension des espèces est lié à leur évolution. Les systèmes d’inférence mis en place dans nos gênes sont là parce qu’ils représentent des solutions efficaces à des problèmes récurrents dans notre environnement depuis des milliers d’années. Chez les populations humaines de chasseurs-cueilleurs, la coopération étroite était indispensable. L’information était transmise par l’exemple et la communication. Ce long passé explique notre comportement aujourd’hui : le goût pour le sucré s’explique par la rareté relative des sources de sucre dans ces populations.

Commérage et coalition

Le commérage est l’une des activités humaines fondamentales : ce sont des informations sur nos semblables, de préférence celles qu’ils ne souhaiteraient pas divulguer et concernant surtout le statut social, les ressources et la sexualité. Ca s’exprime aussi dans l’aspect physique, les vêtements et les bijoux qui sont des signaux pour tenter de communiquer à l’autre sa position sociale avec, bien sûr, possibilité de tricher. Les commérages sont à la fois universels et méprisés : nous sommes avides d’informations au sujet des autres mais nous redoutons de voir divulguer des informations à notre sujet. Nous souhaitons être dignes de confiance pour avoir des relations sociales stables.

La coalition est une forme particulière d’association où l’on s’associe volontairement, on peut faire défection, la coopération est bénéfique et les défections pénalisent l’ensemble de la coalition. Les humains ont les capacités mentales pour faire le travail d’évaluation de façon intuitive et automatique. La coalition exacerbe la loyauté et induit le désir de punir ceux qui font défection et à soumettre certains à des épreuves pour vérifier leur loyauté. Le cerveau humain est très performant pour traiter ces problèmes de façon simple en apparence. L’humain est aussi très performant pour produire des inférences sur la base de prémisses non réelles : « Si j’avais mangé, je serai rassasié ». Quand un enfant joue à la voiture avec une boîte de conserve, il sait très bien que la boîte de conserve n’est pas une voiture mais il joue à faire « comme si ».

Les concepts religieux sont des concepts surnaturels qui comptent. La religion est avant tout pratique. En général, dans les religions, la doctrine n’est pas nécessairement l’aspect principal ou le plus important des concepts religieux. Le plus important concerne la description précise de la façon dont ces agents peuvent influencer la vie des gens et sur ce qu’il convient de faire et de ne pas faire. Les religions occidentales sont une exception à cette règle.

Dieux et esprits

Les dieux sont des êtres qui ont des propriétés physiques spéciales : ils ne mangent pas, ne dorment pas, ne meurent pas… mais ils doivent aussi se comporter comme tout le mode, nos inférences l’exigent. Les dieux sont donc bâtis à la ressemblance des hommes. Voltaire disait que si les cafards avaient l’intuition de Dieu, ils l’imagineraient sous la forme d’un très grand et très puissant cafard. Quand les dieux n’ont pas une apparence humaine, ils ont toujours un intellect humain.

Quand nous voyons bouger une branche, le cerveau met en route deux processus différents : un système d’inférence spécialisé dans la détection d’un agent animé et un deuxième système chargé d’identifier l’agent. Cette particularité est essentielle à la compréhension des concepts de dieu et d’esprit : en matière de religion, les gens ont moins tendance à voir des « visages dans les nuages » qu’à « guetter des pas dans l’herbe » : ils sont moins intéressés par les caractéristiques des agents que par l’indice de leur présence. Le système humain de détection des agents fait partie de notre fonctionnement cognitif permanent : pour sa survie, l’homme a tendance à interpréter une branche qui tombe comme l’arrivée possible d’un agent. Cette hypersensibilité du système humain explique pourquoi le concept de dieux et d’esprits ressemblant à des agents est si naturel. L’évolution naturelle a favorisé les hommes qui sur-détectaient les agents plutôt que les autres. Les milliers d’années passées par les humains comme proie potentielle ont beaucoup influencé leur évolution. En principe, quand le système hyper sensible d’un humain détecte un agent, très souvent, il s’agit d’une fausse alarme et on l’oublie aussitôt.

Les pensées concernant les dieux et les esprits sont des concepts stables au sens où les gens les gardent en mémoire, les réactivent périodiquement et pensent que ces agents sont des éléments permanents de leur environnement. Certaines intuitions prennent corps et se stabilisent grâce à ce qu’en dit l’entourage. L’être humain est capable de découpler ces inférences pour construire des scénarios : « que se passerait-il si ? »…. à partir de trois ans, beaucoup d’enfants utilisent ce mécanisme pour entretenir des relations durables et complexes avec des compagnons imaginaires qui constituent un terrain d’entraînement pour nos capacités sociales. Ils peuvent donc maintenir des interactions cohérentes même quand les personnes ne sont pas là ou n’existent pas.

Information stratégique

A partir du moment où un humain reçoit une information qui déclenche une inférence qui modifie ses interactions, cette information est stratégique. Les hommes consacrent généralement beaucoup de temps et d’énergie à se demander si les autres détiennent de l’information qu’ils considèrent comme stratégique et à spéculer sur les inférences, intentions ou projets qu’ils peuvent tirer de cette information, à essayer de les empêcher d’accéder à cette information, de diriger et d’influencer les inférences formées à partir de cette information. Tous ces calculs complexes sont fondés sur l’idée que l’accès à l’information stratégique, le nôtre comme celui des autres est complexe et généralement imparfait.

Les interactions avec les dieux et les esprits activent les mêmes systèmes d’inférence qu’avec nos semblables. Elles sont donc naturelles. Si on prie Dieu pour être guéri c’est que l’on pense que Dieu perçoit que l’on est malade. Il y a pourtant une très grosse différence entre les interactions avec Dieu et nos semblables : avec les humains, on suppose toujours qu’ils ont un accès limité à l’information. Avec les agents surnaturels, Dieux et esprits, on suppose qu’ils ont un accès illimité à l’information. En général, les Dieux et esprits ont accès à l’information stratégique plutôt qu’à l’information en général. Dans le monde entier, c’est ainsi que sont représentés les ancêtres et les dieux. Lors d’une communication verbale, le cerveau de celui qui écoute infère une interprétation optimale. La transmission culturelle est déterminée par la pertinence. Les concepts qui « excitent » le plus de systèmes d’inférence, correspondent le mieux à leurs attentes et déclenchent des inférences riches qui sont les plus susceptibles d’être acquises et transmises. Nous n’avons pas les concepts culturels qui sont les nôtres parce qu’ils sont censés ou utiles mais parce que la façon dont est construit notre cerveau nous interdit de ne pas les élaborer. Le fait que la plupart des dieux et des ancêtres soient des agents à accès stratégique illimité est le résultat d’une sélection culturelle. Les agents stratégiques jouissent d’un avantage sélectif certain, cela explique qu’on les rencontre plus souvent : ils nécessitent moins d’efforts. Concevoir ce que savent les agents à accès illimité, c’est supprimer les obstacles : « les dieux savent que j’ai rencontré untel ». De plus les agents stratégiques génèrent des inférences plus riches et sont tellement plus faciles à représenter qu’ils jouissent d’un avantage dans la transmission culturelle.

Moralité

La religion n’est pas le fondement de la moralité, ce sont les intuitions morales qui rendent la religion plausible. La religion n’explique pas le malheur, c’est la façon dont les gens considèrent les malheurs qui rend la religion plus facile à adopter. Les parangons intermédiaires entre les hommes normaux et les dieux comme Bouddha, Jésus, Mahomet… constituent une autre façon de relier morale et religion :…

Presque partout, les hommes conçoivent des agents surnaturels comme s’intéressant à leurs décisions. Le législateur et le parangon sont insuffisants comme représentation de la moralité. Les codes religieux comme les dix commandements ne stipulent qu’un petit nombre d’interdits et de prescriptions. C’est pourquoi, à chaque fois, toute une littérature l’accompagne. Pourtant, en général, les croyants n’ont une très vague idée des lois originales : combien de chrétiens peuvent citer les dix commandements ?

Les jugements moraux sont organisés selon un système de lois et d’inférences à partir de principes généraux : « Ne fais pas mal à autrui tant qu’il ne te fait pas mal ». En matière de morale, les spécialistes ont montré que, dès trois ans un enfant a l’intuition que frapper quelqu’un est mal même si ça n’est pas expressément interdit : il existe un système d’inférence spécifique précoce, un sens moral inné qui sous-tend les intuitions éthiques : il existe une valeur morale intrinsèque des comportements.

La morale est engendrée par la coopération. La coopération a plusieurs causes : la parenté : la volonté de transmettre nos gènes a sélectionné en nous des mécanismes qui nous font privilégier nos descendants, l’altruisme réciproque fondé sur l’échange de bons procédés mais il y a aussi de l’altruisme même en l’absence de sanctions. En général, on n’agresse pas les vieilles dames même s’il n’y a aucun risque de sanction. Le faire met « mal à l’aise » la plupart des gens.

Il faut non seulement avoir un comportement moralement correct vis à vis des autres mais il faut aussi que ça se sache. Pour résoudre ce problème, les hommes ont mis en place des dispositifs d’engagement : des associations qui exclue un membre malhonnête. Ces associations ne fonctionnent que si les tricheurs sont punis d’une manière disproportionnée à leur faute.

En matière de morale quand on estime avoir raison, on essaie, par le dialogue, de le démontrer à son interlocuteur en lui donnant des informations. Mais personne n’a accès à toute l’information pertinente, il s’ensuit des conflits. Personne, sauf un agent surnaturel qui a accès, lui à toute l’information et il sera donc particulièrement bien placé pour savoir si un comportement est juste ou non. Les agents surnaturels se trouvent donc tout naturellement associés aux jugements moraux humains. Les concepts de dieux et d’esprits gagnent donc en pertinence par l’organisation de notre entendement moral qui en lui-même, n’a pas particulièrement besoin de dieux ou d’esprit. Les concepts fournissent alors de nombreuses inférences et sont faciles à représenter. Si je me conduis de manière immorale, je soupçonne qu’un agent qui serait au courant de ma conduite estimerait que je me suis mal conduit. Ce principe permet de construire facilement un système moral efficace, plus efficace que le concept de législateur ou d’exemple. Les codes et les pensées religieuses ne pouvant pas être à l’origine des pensées morales, il s’ensuit que celles ci sont très semblables chez des gens ayant des concepts religieux très différents ou n’en ayant pas du tout. En quelque sorte, les concepts religieux parasitent les intuitions morales.

Malheur et maladie

Lorsque le malheur frappe : untel tombe malade. On sait que tout le monde, un jour ou l’autre tombe malade, mais c’est un principe général. La question que se pose celui qui est malade, c’est « pourquoi moi ? ». La question n’a guère de sens mais elle est la conséquence directe de nos systèmes d’inférences et du format de leurs réponses : « pourquoi ont-il fait cette fourchette en caoutchouc ? ». Les dieux et les esprits qui interagissent avec les hommes et disposent de toute l’information stratégique sont de bons candidats potentiels comme source de malheurs ou comme protecteurs. Les concepts religieux réussissent d’autant mieux que leur représentation repose sur des capacités mentales que nous activerions avec ou sans religion. Ils parasitent l’ontologie intuitive. Cela explique la facilité de certains concepts et le succès d’une statue qui saigne ou d’un arbre qui parle. Dans le contexte de l’interaction sociale, le concept d’un agent ayant libre accès à l’information est facile à représenter et riche de conséquences. Ces concepts sont des parasites au sens biologique du terme : ils s’accrochent sur un système existant dont ils ont besoin pour vivre, se développer, se reproduire et prospérer.

La mort

On croit souvent que la peur de la mort a induit les religions et que le soin que tous les peuples mettent à traiter leurs cadavres démontrent de ce sentiment religieux. Pourtant, une analyse approfondie montre que c’est le cadavre lui-même qui est l’objet de toutes les attentions. En fait, l’anthropologie a démontré que les hommes se sont rapidement rendus compte qu’un cadavre était polluant, qu’un simple contact pouvait transmettre des maladies et que donc les cadavres nécessitait un traitement approprié pour ne pas contaminer un vivant. Dans beaucoup de peuples, ceux qui s’occupent des cadavres sont rejetés par les autres et vivent à part. Cette expérience de la contamination a développé dans notre cerveau des mécanismes spécifiques de conduites d’évitement.

D’autre part, devant un animal mort, nous supposons qu’il n’y a plus ni but ni objet pourtant, dans le cas de personnes connues, le mécanisme du cerveau des fichiers de personnes n’arrive pas à décrocher : la personne vit toujours dans notre esprit. Cette incohérence créé une dissociation entre nos systèmes d’inférence. Enfin la perte d’un enfant est une catastrophe génétique surtout si c’est un adolescent et la mort de tout membre du groupe est une perte énorme en termes d’information disponible et de coopération potentielle.

Ce sont les causes du mécanismes du chagrin du cerveau qui sont des émotions négatives qui nous aident à affiner nos comportements. Bref, la mort conduit à des inférences extrêmement riches et créé inévitablement des effets cognitifs remarquables. Tout ceci conduit les gens à craindre les morts, dès lors, « l’âme » des morts constitue l’agent surnaturel le plus largement répandu dans le monde : c’est le moyen le plus simple et le plus efficace de transmission de concepts d’agents naturels.

Les rituels

Le rituel est une machine à réduire l’information transmise. Une bonne partie de la culture humaine est constituée de gadgets cognitifs qui ont le pouvoir de capturer l’attention. Dans un rituel, les dieux viennent s’ajouter à une activité humaine qui n’en a pas réellement besoin. Les dieux et les esprits sont beaucoup plus convaincants lorsqu’ils se trouvent associés à des activités humaines remarquables. Les prescriptions rituelles sont des règles de précautions : ce qu’il convient de faire pour écarter le danger. Les rituels ne sont pas le résultat de la représentation des pouvoirs divins mais l’une de ses causes. Les rituels rappellent les actes automatiques et irrésistibles accomplis par les personnes souffrant de troubles obsessionnels compulsifs qui provient du dysfonctionnement spécifique de certaines fonctions organisatrices du cerveau associées à l’activation anormale d’aires cérébrales précises qui assurent la combinaison entre projets et émotions. Les systèmes qui surveillent le danger potentiel derrière chacun de nos actes sont suractivés chez ces gens là. Ce sont les mêmes mécanismes qui se mettent en place pour l’accomplissement des rituels qui abondent en éléments qui active le système contagion. Tout artefact culturel évoquant ce genre de situation (avec, par exemple, une prescription rituelle) est fortement susceptible de retenir l’attention. Pour comprendre les rituels, il faut revenir aux coalitions. Le rituel de passage des adolescents au monde adulte est le meilleur moyen de savoir si les jeunes gens sont prêts à payer le prix fort pour faire partie de la coalition. Les anniversaires, les cérémonies du mariage… sont des rituels. Les rituels sont des moyens commodes d’établir une distinction claire entre l’avant et l’après dans la situation sociale du groupe.

Dans les petits villages africains isolés ou dans les grandes villes occidentales, les gens ont tendance à former des réseaux de groupes solidaires : des personnes à qui se fier en cas de besoin. La structure et la taille de ces réseaux est étonnamment stable dans toutes les civilisations. L’homme est très performant en théorie sociale : ses systèmes mentaux sont conçus pour fournir une motivation puissante en donnant des récompenses sous forme d’émotions. Les dispositifs rituels produisent des inférences riches. Les rituels ne créent pas d’effet sociaux : ils créent l’illusion qu’ils en créent. Ils donnent donc l’impression d’en créer. Les rituels ont un parfum de réelle transcendance : ils activent des forces mystérieuses que les gens sentent mais ne peuvent décrire et encore moins expliquer. Le fait d’inclure des agents surnaturels les rend plus pertinents. Le rituel laisse souvent une impression de vide qui est facilement rempli avec un agent surnaturel dieu ou esprit.

Pourquoi les gens se réunissent-ils dans des bâtiments spéciaux, où ils écoutent le récit de tortures très anciennes et font semblant de manger la chair d’un dieu ? Réponse officielle : « Afin de commémorer un événement crucial, partager la bénédiction surnaturelle, célébrer un agent surnaturel et renouveler un contrat particulier avec cet agent ». L’explication n’est pas pertinente. Le succès des rituels est à chercher dans les processus psychologiques qui ne sont pas transparents aux pratiquants : parce que les rituels sont des pièges à pensée qui produisent leurs effets en activant des systèmes spécialisés de notre cerveau. L’esprit humain est ainsi fait que ces cérémonies très spéciales deviennent, avec le temps, parfaitement naturelles.

La violence

Dans un groupe de gens qui partagent une doctrine religieuse commune, adorer les mêmes dieux crée une communauté. Ceux qui s’impliquent profondément dans une religion, pour qui il est vital que leur doctrine soit la seule source de vérité, n’hésiterons pas à massacrer ceux qui ne reconnaissent pas cette évidence. Les crimes les plus atroces seront la célébration de la Vrai Foi. Les dieux et les esprits créent la cohésion du groupe dont découle la xénophobie qui entraîne elle-même le fanatisme et la haine.

La psychologie sociale montre combien il est facile de créer de forts sentiments d’appartenance et de solidarité entre des personnes arbitrairement réparties en groupes. Il suffit de leur dire qu’elles font partie des bleus ou des rouges. L’appartenance à l’autre groupe est interprétée comme un danger potentiel. C’est la magie sociale : les gens ont des aptitudes spécifiques pour la coalition mais ils ne savent pas pourquoi. Encore une fois, la non-conscience pour l’humain des ses propres mécanismes offre un terrain propice à la manipulation mentale et aux religions. Dans toutes les traditions, on peut trouver des mouvements entièrement centrés sur le retour à des valeurs religieuses considérées comme perverties par l’évolution historique. Ces mouvements fondamentalistes, en général, légitiment la violence. Le fondamentalisme est un phénomène moderne, il est exacerbée dans nos sociétés ou la communication est facile et importante et créé une concurrence culturelle. Le message véhiculé par le monde moderne n’est pas seulement qu’il existe d’autres façons de vivre, que des gens peuvent être croyants, ou croire autrement, ou se libérer des contraintes de la morale religieuse. Le message du monde moderne est qu’on peut faire tout cela sans payer le prix fort ce qui implique que la défection ne coûte rien et qu’elle est donc très probable. La violence fondamentaliste tente de faire monter le prix à payer pour les déserteurs potentiels. Les groupes fondamentalistes s’efforcent surtout de contrôler la conduite publique des autres, ils essaient de punir ce qu’ils considèrent comme des manquements aux normes religieuses par des châtiments publics et spectaculaires. Cette violence est en grande partie dirigée non pas vers l’extérieur mais vers les membres de la communauté. Le fondamentalisme est une volonté de préserver un type particulier de hiérarchie menacée par la facilité de défection.

Les multinationales de la religion

Certaines religions utilisent le service de spécialistes : prêtres, curés, rabbins… d’autres pas. Pourquoi ces différences ?

Lorsque l’écriture est apparue, puis lorsque l’écriture a permis de représenter la parole, les changements ont été stupéfiants. L’écriture a d’abord servi l’administration puis le commerce puis, entre autre, la religion. L’écriture a entraîné des associations stables de spécialistes religieux qui sont devenus des corporations qui contrôlent le marché des services qu’ils rendent. Au départ leur position est fragile du fait de la concurrence facile. Cette concurrence a poussé très tôt les corporations religieuses à gagner le maximum d’influence politique. Parfois, comme l’Église catholique en Europe pendant plusieurs siècles, elles réussissent à prendre le contrôle de l’ensemble du processus politique. La prise de contrôle politique des corporations religieuses est devenue une spécialité. Ceux qui n’acquièrent pas de pouvoir politique perdent rapidement du terrain. Pour consolider sa position, une solution est de créer une marque : un service normalisé et spécifique, facilement reconnaissable et exclusivement fourni par l’organisation. Pour offrir des services religieux identiques au sein de la marque, la corporation doit pouvoir décrire ce qu’elle offre. Pour garder le maximum de contrôle, les corporations de lettrés spécialisés dans les services religieux d’une marque présentent leurs textes comme des sources de vérité garanties. Elles tendent à minimiser l’importance de l’intuition, de la divination, de l’inspiration personnelle, de la tradition orale et des êtres possédant une qualité exceptionnelles parce que tout cela échappe à son contrôle. Les corporations religieuses offrent donc une explication des dieux et des esprits cohérente, déductif et stable.

Pourtant, les fidèles ont naturellement tendance à simplifier, adapter le message des corporations pour l’adapter à leurs besoins. Les théologiens luttent en permanence contre cette « dégradation » de leur message qui en altère la stabilité et donc leur pouvoir.

Science et religion

Opposer la religion à la science et réciproquement est rarement constructif. La religion, quand elle est correctement construite, est un système logique Godélien fermé indémontrable et irréfutable et donc inaccessible à la science. En Occident, la religion a commis l’erreur fatale de se mêler des faits empiriques : elle nous a ainsi gratifié d’une longue liste d’affirmations précises, officielles et indiscutables sur le cosmos et la biologie que nous savons être fausses. L’Église a perdu toutes ces batailles et de façon définitive. C’est très gênant. Certains vivent dans un monde imaginaire où les sources bibliques restent une référence géologique et paléobiologique mais ça demande énormément d’efforts. La science montre non seulement que certaines fables sur la formation des planètes sont inacceptables mais aussi que c’est une erreur fondamentale de considérer la religion comme une façon de connaître les choses.

Ce que nous enseignent l’évolution, la biologie, la psychologie, l’archéologie et l’anthropologie, c’est qu’un ensemble de facteurs constitue la « main » collective et invisible qui guide l’évolution culturelle. Mais les explications en terme de « main invisible » sont frustrantes, nous préférons l’hypothèse d’une « main cachée » qui implique une conspiration : des maîtres de l’univers tirant les ficelles.

Les sceptiques voient souvent dans la croyance une forme de négligence intellectuelle.

L’activité scientifique est contre nature au vu de nos capacités cognitives. C’est pourquoi l’acquisition de connaissances scientifiques est plus difficile que celle de représentations religieuses. Elle est improbable sur le plan social, elle s’est donc développée dans un nombre limité de pays, chez peu de gens, pendant une période très courte.

Conclusion

Dans le cerveau de l’homme, la sélection naturelle a favorisé des mécanismes complexes et dissimulés qui ont permis la survie de l’espèce. Les mêmes mécanismes se sont révélés propices au surnaturel. Des concepts surnaturels sommaires de dieux et de religions sont donc apparus. La sélection naturelle, encore elle, a trié et conservé les meilleurs concepts : les plus riches, les plus faciles à retenir et ceux susceptibles d’évoluer, souvent en relation avec les morts et les cadavres. Puis l’écriture est apparue et a permis l’éclosion de lettrés spécialistes qui ont lutté contre la concurrence en prenant le pouvoir politique, en créant des marques facilement reconnaissables, stables et codifiées : les « multinationales » de la religion sont apparues. L’esprit humain n’est pas devenu vulnérable à n’importe quelle croyance surnaturelle. Il est devenu vulnérable à un nombre très restreint de concepts surnaturels : ceux qui peuvent activer en même temps les systèmes d’inférences liés au vivant, à la prédation à la mort, à la morale, aux échanges sociaux. C’est pour cela que la religion a des traits communs dans le monde entier.

Voir ailleurs sur notre site Pourquoi croit-on en Dieu ? 

http://www.viaveritas.fr/Pourquoi-croit-on-en-Dieu

Sources

Pascal Boyer, Et l’homme créa les dieux, Laffont
Sigmund Freud, Totem et tabou
Sigmund Freud, L’avenir d’une illusion
Sigmund Freud, Moïse et le monothéisme
Kant, Critique de la raison pure
Kant, La religion dans les limites de la seule raison
Kierkegaard, Le concept de l’angoisse
Kierkegaard, Crainte et tremblement Steven Pinker, Comment fonctionne l’esprit Dan Sperber, La contagion des idées

http://www.viaveritas.fr/Pourquoi-des-dieux-et-des

La seule alternative pour offrir la possibilité d’entreprendre

La seule alternative pour offrir la possibilité d’entreprendre
 
Dans un premier temps, il s’agit de préserver l’idée de propriété en ce qui concerne le patrimoine immobilier familial que l’on veut transmettre à nos enfants. Quelque soit notre milieu familial, nous y aspirons tous à pouvoir le faire.

Et dans un second temps, remettre en question la transmission du capital productif où il est nécessaire d’en garantir une meilleure répartition. La seule alternative pour y parvenir est de supprimer la transmission du capital productif. Ainsi au décès du titulaire de tout capital productif, le remettre en circulation en établissant le principe de location gérance auprès des candidats porteurs de projets. Cela eviterait une trop grosse accumulation du capital productif et demantelerait toutes les oligarchies. A cette idée, on pourrait transmettre les capitaux aux générations suivantes d’entrepreneurs.Enfin en ce qui concerne la gestion des entreprises,l’Etat ne se substitue pas aux agents économiques.

Sur le plan macro-économique, régulons les équilibres globaux

– RENOVONS LA POLITIQUE MONNETAIRE

Aujourd’hui, nous sommes quasiment tous d’accord pour dire que nous ne nous pouvons plus assurer les moyens de nos politiques. (retraite/éducation/recherche/sécurité sociale etc. etc.)
Nos moyens sont limités pour ne pas dire complètement remis en cause parce que le poids de la dette ne nous le permet plus. Car le poids de la dette en question nous interdit de souscrire de nouveaux emprunts qui permettraient de financer les projets pourtant indispensables. De plus, le déficit budgétaire à résorber limite nos capacités d’action.

Le défi, aujourd’hui, consiste à assouplir les contraintes imposées par nous-mêmes ou plutôt la Constitution Européenne. D’ailleurs le Traité simplifié de Sarkozy n’apporte toujours pas de réponse à nos problèmes. Avant toute chose commençons à analyser afin d’en comprendre les incidences. Puis faisons preuve d’imagination et de créativité pour rectifier ces contraintes.

Concernant les dysfonctionnements de nos politiques monétaires, il faut d’abord savoir que le traité de Maastricht en 1992 d’après l’article 104, nous interdit toute avance de la Banque centrale Européenne (BCE) au profit le l’État ou plus précisément les États. Mais aussi, depuis 1973, l’État a perdu le pouvoir de création monétaire. En somme, la nation c’est à dire la collectivité s’est privée du droit régalien de battre sa propre monnaie en modifiant les statuts de la Banque de France.

A partir de ces 2 réformes, dont la seconde n’a fait que renforcer la première, donc nos contraintes, seules les banques secondaires détiennent cette exclusivité de la création monétaire par la voie de crédit. Mais, la voie de crédit est soumise et se doit d’obéir aux règles du marché et rentre dans une logique dont elle ne peut pas s’échapper : la rentabilité. (Rappelons aussi que la majeure partie de la création monétaire par les banques privés est réalisée ex-nihilo, c’est-à-dire à partir de rien puisque le montant des crédits accordés dépasse très largement celui de leurs dépôts).

Pourtant, des dysfonctionnements majeurs découlent de ces changements : la Solvabilité, la Spéculation, les Investissements à long terme et le Co-Développement.

-la Solvabilité : les banques par soucis de rentabilité, ne prêteront qu’auprès de leurs clientèles solvables. Alors que la précarité se généralise, de plus en plus nombreux seront les individus qui seront écartés du système par les banques.

-la Spéculation : La spéculation, par ces 2 changements, n’a été ni éliminée ni réduite mais bien au contraire elle est aujourd’hui exacerbée. Elle se traduit même par le financement de la bulle immobilière qui en résulte de l’allongement de la durée des crédits de 15 à 30 ans afin que les mensualités de remboursement restent dans les limites financières acceptables. A ce jour,les crises des subprimes et de ces crédits immobiliers ont déjà menacé 150.000 familles en France en 2007. Les 5 prochaines années vont être encore plus rudes …affaire à suivre de très près…..

-Les Investissements à long terme : Ils concernent l’aménagement du territoire d’infrastructures indispensables (écoles, routes, hôpitaux etc. etc.)) mais aussi la recherche mais encore d’entreprises publiques. En d’autres termes les investissements à long terme ne sont pas financés par la sphère du privé car ils sont tous à rentabilité lente. Pourtant, ces investissements sont essentiels pour préparer l’avenir et l’État aujourd’hui n’emprunte pas pour les financer tout simplement parce que ces investissements ne peuvent supporter les taux du marché .

– Le Co-Developpement : Les Pays du Tiers-monde sont les premières victimes de cette mauvaise répartition des richesses. Pourtant les liquidités monétaires ne manquent pas et sont plutôt abondantes. Nous socialistes qui défendons l’équité et la justice, devons être les premiers à rechercher des solutions si nous voulons pour demain un monde solidaire plus juste. Il apparaît qu’aujourd’hui, qu’on veuille nous faire croire à la raréfaction des capitaux, ce qui est complètement faux et illusoire. Non seulement, cette situation nous empêche d’établir des investissements humanitaires aux Pays du Tiers Monde qui sont maintenus en sous-développement, mais retarde aussi les investissements à long terme en Europe.

Voilà, la situation étant exposée, nous la trouvons tous déplorable. Surtout, que l’argent n’a pas de valeur en lui même. Car celui-ci n’est qu’un outil d’échange, qui se créé par l’émission de billets, de pièces et bien entendu des formes scripturales qui ne sont que des écritures sur des comptes bancaires à l’aide des supports papiers et informatiques. La création de monnaie se retrouve ainsi limitée sur le plan macro-économique car il ne faut pas oublier qu’elle dépend de sa contrepartie en terme d’économie réelle, plus exactement la capacité par la collectivité à créer des richesses sous forme de biens ou services de valeurs globalement équivalentes. Or, cette contrepartie est aujourd’hui réalisée de manière croissante par des populations mal rémunérées (ex: en Chine) ou par des populations pas rémunérées (ex : en Europe avec nos stagiaires). Pourtant, nous disposons de tous les moyens techniques et les connaissances nécessaires qui justifient que les gains de productivité devraient être pris en compte pour cette contrepartie.

QUELLES REFORMES DEVONS NOUS APPORTER ?

Certaines réformes sont encore décriées car nombreux sont ceux qui sont encore rattachés à leurs dogmes sur le plan économique. Pourtant, elles sont indispensables et surtout elles sont réalisables afin de remédier aux dysfonctionnements à propos des 4 points que nous venons de voir précédemment.
La raison s’effondre, mais c’est bien d’elle que nous avons besoin et qui doit primer sur les préjugés et l’irrationnel.

-Des réformes concernant les pays de la zone euro

Nous les socialistes devons donner plusieurs missions à la Banque Centrale Européenne (BCE), préserver le maintien de la stabilité des prix et de participer activement au développement économique synonyme de progrès mais surtout d’emplois.

L’unique moyen d’y parvenir serait de conférer à la BCE le droit de création monétaire au profit des États de l’Union Européenne et des organismes afin d’assurer le financement d’actions spécifiques et bien définies. Par ailleurs, les projets de ces organismes se devront d’être approuvés par les instances politiques européennes. Il s’agirait par exemple d’investir dans un service publique pour financer la recherche et d’obtenir des parts de marchés par le lancement de produits innovants . Ces entreprises publiques n’entraveraient en rien l’activité des entreprises privés puisque de toute façons celles-ci n’investissent pas ou alors très peu dans la recherche et l’innovation car leur rentabilité est incertaine et lointaine.

Nous devons être beaucoup plus exigent avec la Banque Centrale européenne afin qu’elle maîtrise de manière plus efficace les taux de change. L’objectif étant d’éviter une surévaluation de l’Euro exposée face à elle aux sous-évaluations du yen, du yuan et bien entendu du dollar.

Par ailleurs, on devrait confier le démarrage du « Revenu Minimum d’Existence » à la Banque Centrale Européenne avant d’assurer la relève du financement par l’impôt. Ce Revenu Minimum d’Existence aurait pour objectif de se substituer au RMI afin de responsabiliser les individus dans un esprit de « flexi-sécurité » en demandant aux bénéficiaires de participer à des activités à but non lucratives mais pourtant indispensables à la collectivité.

– Des réformes concernant les Pays du Tiers-Monde

Par l’impulsion des États de l’Union Européenne , il serait possible de mettre en place le Revenu Minimum d’existence en taxant les flux financiers spéculatifs qui fluctuent entre 1500 à 2500 milliards de dollar / jour afin de permettre de verser 1 dollar /jour à chaque habitant des Pays du Tiers-Monde .

Ce revenu permettrait de lancer une véritable dynamique économique puisque chaque habitant se verrait attribuer 30 dollars par mois. L’ensemble de ces déshérités verrait leur revenu doubler.

Cette mesure indispensable au développement, ferait renoncer de nombreux habitants à faire travailler les enfants dont la plupart travaillent eux aussi pour moins d’ – 1 dollar /jour !!!

L’accroissement de leur pouvoir d’achat et de leur qualité de vie seraient les meilleures méthodes d’éradiquer la misère mais surtout cela aurait l’effet positif de baisser la natalité.

L’Union Européenne se devrait de multiplier les investissements dans les infrastructures humanitaires.

Par ailleurs, le financier Georges Soros a proposé au FMI (Fond Monétaire International) l’utilisation du mécanisme des Droits de tirage spéciaux (DTS) au bénéfice de l’aide internationale. Les européens et autres pays riches ont suffisamment de réserve de change pour recourir à ce droit afin d’en faire bénéficier ces pays pour financer l’éducation primaire universelle et la couverture des soins médicaux essentiels.

Renovons la politique monnétaire

– RENOVONS LA POLITIQUE MONETAIRE

Aujourd’hui, nous sommes quasiment tous d’accord pour dire que nous ne nous pouvons plus assurer les moyens de nos politiques. (retraite/éducation/recherche/sécurité sociale etc. etc.)
Nos moyens sont limités pour ne pas dire complètement remis en cause parce que le poids de la dette ne nous le permet plus. Car le poids de la dette en question nous interdit de souscrire de nouveaux emprunts qui permettraient de financer les projets pourtant indispensables. De plus, le déficit budgétaire à résorber limite nos capacités d’action.

Le défi, aujourd’hui, consiste à assouplir les contraintes imposées par nous-mêmes ou plutôt la Constitution Européenne. D’ailleurs le Traité simplifié de Sarkozy n’apporte toujours pas de réponse à nos problèmes. Avant toute chose commençons à analyser afin d’en comprendre les incidences. Puis faisons preuve d’imagination et de créativité pour rectifier ces contraintes.

Concernant les dysfonctionnements de nos politiques monétaires, il faut d’abord savoir que le traité de Maastricht en 1992 d’après l’article 104, nous interdit toute avance de la Banque centrale Européenne (BCE) au profit le l’État ou plus précisément les États. Mais aussi, depuis 1973, l’État a perdu le pouvoir de création monétaire. En somme, la nation c’est à dire la collectivité s’est privée du droit régalien de battre sa propre monnaie en modifiant les statuts de la Banque de France.

A partir de ces 2 réformes, dont la seconde n’a fait que renforcer la première, donc nos contraintes, seules les banques secondaires détiennent cette exclusivité de la création monétaire par la voie de crédit. Mais, la voie de crédit est soumise et se doit d’obéir aux règles du marché et rentre dans une logique dont elle ne peut pas s’échapper : la rentabilité. (Rappelons aussi que la majeure partie de la création monétaire par les banques privés est réalisée ex-nihilo, c’est-à-dire à partir de rien puisque le montant des crédits accordés dépasse très largement celui de leurs dépôts).

Pourtant, des dysfonctionnements majeurs découlent de ces changements : la Solvabilité, la Spéculation, les Investissements à long terme et le Co-Développement.

—la Solvabilité : les banques par soucis de rentabilité, ne prêteront qu’auprès de leurs clientèles solvables. Alors que la précarité se généralise, de plus en plus nombreux seront les individus qui seront écartés du système par les banques.

—la Spéculation : La spéculation, par ces 2 changements, n’a été ni éliminée ni réduite mais bien au contraire elle est aujourd’hui exacerbée. Elle se traduit même par le financement de la bulle immobilière qui en résulte de l’allongement de la durée des crédits de 15 à 30 ans afin que les mensualités de remboursement restent dans les limites financières acceptables. A ce jour,les crises des subprimes et de ces crédits immobiliers ont déjà menacé 150.000 familles en France en 2007. Les 5 prochaines années vont être encore plus rudes …affaire à suivre de très près…..

—Les Investissements à long terme : Ils concernent l’aménagement du territoire d’infrastructures indispensables (écoles, routes, hôpitaux etc. etc.)) mais aussi la recherche mais encore d’entreprises publiques. En d’autres termes les investissements à long terme ne sont pas financés par la sphère du privé car ils sont tous à rentabilité lente. Pourtant, ces investissements sont essentiels pour préparer l’avenir et l’État aujourd’hui n’emprunte pas pour les financer tout simplement parce que ces investissements ne peuvent supporter les taux du marché .

— Le Co-Developpement : Les Pays du Tiers-monde sont les premières victimes de cette mauvaise répartition des richesses. Pourtant les liquidités monétaires ne manquent pas et sont plutôt abondantes. Nous socialistes qui défendons l’équité et la justice, devons être les premiers à rechercher des solutions si nous voulons pour demain un monde solidaire plus juste. Il apparaît qu’aujourd’hui, qu’on veuille nous faire croire à la raréfaction des capitaux, ce qui est complètement faux et illusoire. Non seulement, cette situation nous empêche d’établir des investissements humanitaires aux Pays du Tiers Monde qui sont maintenus en sous-développement, mais retarde aussi les investissements à long terme en Europe.

Voilà, la situation étant exposée, nous la trouvons tous déplorable. Surtout, que l’argent n’a pas de valeur en lui même. Car celui-ci n’est qu’un outil d’échange, qui se créé par l’émission de billets, de pièces et bien entendu des formes scripturales qui ne sont que des écritures sur des comptes bancaires à l’aide des supports papiers et informatiques. La création de monnaie se retrouve ainsi limitée sur le plan macro-économique car il ne faut pas oublier qu’elle dépend de sa contrepartie en terme d’économie réelle, plus exactement la capacité par la collectivité à créer des richesses sous forme de biens ou services de valeurs globalement équivalentes. Or, cette contrepartie est aujourd’hui réalisée de manière croissante par des populations mal rémunérées (ex: en Chine) ou par des populations pas rémunérées (ex : en Europe avec nos stagiaires). Pourtant, nous disposons de tous les moyens techniques et les connaissances nécessaires qui justifient que les gains de productivité devraient être pris en compte pour cette contrepartie.

QUELLES REFORMES DEVONS NOUS APPORTER ?

Certaines réformes sont encore décriées car nombreux sont ceux qui sont encore rattachés à leurs dogmes sur le plan économique. Pourtant, elles sont indispensables et surtout elles sont réalisables afin de remédier aux dysfonctionnements à propos des 4 points que nous venons de voir précédemment.
La raison s’effondre, mais c’est bien d’elle que nous avons besoin et qui doit primer sur les préjugés et l’irrationnel.

—Des réformes concernant les pays de la zone euro

Nous les socialistes devons donner plusieurs missions à la Banque Centrale Européenne (BCE), préserver le maintien de la stabilité des prix et de participer activement au développement économique synonyme de progrès mais surtout d’emplois.

L’unique moyen d’y parvenir serait de conférer à la BCE le droit de création monétaire au profit des États de l’Union Européenne et des organismes afin d’assurer le financement d’actions spécifiques et bien définies. Par ailleurs, les projets de ces organismes se devront d’être approuvés par les instances politiques européennes. Il s’agirait par exemple d’investir dans un service publique pour financer la recherche et d’obtenir des parts de marchés par le lancement de produits innovants . Ces entreprises publiques n’entraveraient en rien l’activité des entreprises privés puisque de toute façons celles-ci n’investissent pas ou alors très peu dans la recherche et l’innovation car leur rentabilité est incertaine et lointaine.

Nous devons être beaucoup plus exigent avec la Banque Centrale européenne afin qu’elle maîtrise de manière plus efficace les taux de change. L’objectif étant d’éviter une surévaluation de l’Euro exposée face à elle aux sous-évaluations du yen, du yuan et bien entendu du dollar.

Par ailleurs, on devrait confier le démarrage du « Revenu Minimum d’Existence » à la Banque Centrale Européenne avant d’assurer la relève du financement par l’impôt. Ce Revenu Minimum d’Existence aurait pour objectif de se substituer au RMI afin de responsabiliser les individus dans un esprit de « flexi-sécurité » en demandant aux bénéficiaires de participer à des activités à but non lucratives mais pourtant indispensables à la collectivité.

— Des réformes concernant les Pays du Tiers-Monde

Par l’impulsion des États de l’Union Européenne , il serait possible de mettre en place le Revenu Minimum d’existence en taxant les flux financiers spéculatifs qui fluctuent entre 1500 à 2500 milliards de dollar / jour afin de permettre de verser 1 dollar /jour à chaque habitant des Pays du Tiers-Monde .

Ce revenu permettrait de lancer une véritable dynamique économique puisque chaque habitant se verrait attribuer 30 dollars par mois. L’ensemble de ces déshérités verrait leur revenu doubler.

Cette mesure indispensable au développement, ferait renoncer de nombreux habitants à faire travailler les enfants dont la plupart travaillent eux aussi pour moins d’ – 1 dollar /jour !!!

L’accroissement de leur pouvoir d’achat et de leur qualité de vie seraient les meilleures méthodes d’éradiquer la misère mais surtout cela aurait l’effet positif de baisser la natalité.

L’Union Européenne se devrait de multiplier les investissements dans les infrastructures humanitaires.

Par ailleurs, le financier Georges Soros a proposé au FMI (Fond Monétaire International) l’utilisation du mécanisme des Droits de tirage spéciaux (DTS) au bénéfice de l’aide internationale. Les européens et autres pays riches ont suffisamment de réserve de change pour recourir à ce droit afin d’en faire bénéficier ces pays pour financer l’éducation primaire universelle et la couverture des soins médicaux essentiels.

A vos claviers si vous avez d’autres propositions intéressantes à suggérer !!!

Je sais pourtant bien que tout cela a un coût mais on ne pourra pas y échapper quoi qu’il en soit soyons réalistes !!!