Qui est le père de Rachida Dati ?

Qui est le papa du bébé de Rachida Dati ?

 

Très loin d’ici, de notre bonne vieille terre, (ou peut-être pas si loin, monde parallèle ?), une planète très semblable à la notre, que les astrophysiciens ont nommé la Sarkoterre, ont pu y observer des événements qui s’y seraient produits de manière quasi-identiques . D’ailleurs, ce qui a surpris nos scientifiques, ce que les habitants de Sarkoterre sont au même nombre soit près de 7 milliards, mais plus surprenant encore les habitants portent les mêmes patronymes et prénoms ! Autre grande surprise, un pays ressemble en de nombreux points à la France, seule petite nuance on dit la Franche.. Quant aux habitants les franchouillais et les franchouillaises….

 

 

 

 

 

Voici quelques échanges verbaux dans les coulisses de l’Élyséum

 

Sarkozy : Ahhhhhhh la pute elle a fait exprès d’oublier sa pilule. Bon, venons-en au faite ! Tous les franchouillais me soupçonnent à tort et à travers d’adultère et d’être le père de l’enfant à Rachida Dati. Bon, d’accord, il s’est produit un flirt imprévu avec elle suite à mon retour de Russie lorsque je m’étais pris une murge par Poutine. Mais c‘était un accident ! Elle a profité de ma faiblesse affective, bref ma dépression en rapport avec la rupture de ma Cécilia. Voilà ! Voilà !Voilà ! Alors, si, je vous ai tous convoqué ici, à l’Élysée, c’est pour élucider toute cette affaire et révéler la vérité aux franchouillais.

 

DSK : Je t’avais prévenu qu’elles le sont toutes sauf nos femmes, nos mères, nos filles et nos soeurs

 

F. Hollande : Euhhhhhh, je peux dire quelque chose

 

Sarkozy : Vas y, lâche ta connerie Makouille

 

F. Hollande : Euhhhhhh Je crois qu’aujourd’hui, il faudrait remettre à jour le proverbe et euh l’adapter à notre époque. Et euhhhh retirer « nos femmes » sur la liste d’exception.

 

Sarkozy : Mais au faite, j’y pense, c’est peut être toi Makouille

 

F. Hollande : Euhhh, non pas possible euhhhhhh c’est à dire queeuhhhhh….

 

Soudain, la Jeanne d’Arc du Poitou Charente, munie d’un sécateur à la main surgit

 

S. Royal : Pas possible que ce soit lui, çà fait belles lurettes que je lui ai coupées par mesure de précaution.

 

Roselyne Bachelot : Ah bon ? Ah bon ? Pourtant, il n’en avait déjà plus bien avant que vous soyez pacsés

 

Sarkozy : Oui en effet vu comme tel, çà ne peut pas être lui. Ben alors Makouille, tu ne pouvais pas le dire plus tôt au lieu de faire traîner l’enquête avec tes euh euh !

 

S. Royal : Moi, je sais qui c’est ! Je sortirai mon second livre « Marre des éléphants trompeurs », je raconterai tout ! tout ! tout ! Du début à la fin des liaisons entre Rachida Dati et Dominique Strauss Khan. Et encore une fois ici, pour rétablir l’ordre juste mais surtout la juste vérité, je jure et déclare devant Dieu que c’est Dominique le Papa !

 

DSK : Ne me regardez pas comme ça, vous savez bien qu’elle raconte n’importe quoi. Vous n’allez quand même pas croire que je vais m’emmerder à me taper Rachida alors qu’aux States, j’ai 2 petites tradeuses new yorkaises et une ex-future Vice-Présidente pour le prix d‘une ministre française.

 

Benjamin Lancar : Houaaaaaa t’assure Dominique ! Tu t’es tapé la Sarah Pauline. La prochaine fois que tu prends des stagiaires au FMI, tu penses à moi ?

 

R. Bachelot : Oh c’est peut être le vieux Giscard vous savez, il ne dit rien depuis tout à l’heure. Oh ! Vous savez plus c’est vieux plus c’est vicieux. Il doit sans doute faire l’innocent… Qu’as-tu à nous dire, toi qui était là lorsque Rachida s’est fait tirée ?

 

V-G d’Estaing : On ne dit pas Giscard mais Valéry Giscard d’Estaing, je vous prie Madame Bachelot. Toute cette histoire me rappelle en 1974 lorsque Michèle Alliot Marie était encore jeune fraîche et séduisante . Je me souviens qu’avec Jacques Chirac, on l’invitait lors de nos booms à l’Élysée, surtout qu’elle était prête à tout pour gravir les échelons, vraiment entreprenante cette femme, oui vraiment ….

 

Sarkozy : Et toi Darcos, tu ne dis rien, tu y étais? Tu n’y étais pas ? T’en penses quoi de cette affaire ?

 

Darcos : Pouuuuuuf J’en sais trop rien de qui est le père…Çà tombe, il n’y en a pas. Ce que j’en pense c’est qu’on devrait solliciter Jean Jacques Goldman, on lui demande de relancer son tube « Elle a fait un bébé toute seule », on lui file 3 week-end au Stade de France en échange, lui fait son blé, nous on fait notre com. pour enterrer l’affaire, les français seront contents, ils tomberont sous le charme de l’histoire. Et puis surtout ce sera l’occasion de calmer les révoltes d’étudiants.

 

 

Sarkozy : Mais, au faite c’est quoi que j’entends depuis tout à l’heure dans le placard, il n’y a quand même pas des rats dans mon palais !

 

F. Hollande : Euh attendez j’vais aller voir

 

François Hollande colla l’oreille sur la porte et écouta attentivement

 

Sarkozy : Ben alors, Makouille, qu’est-ce que tu attends pour ouvrir cette porte

 

F. Hollande : Euh attendez, çà semble grogner à l‘intérieur, c’est certainement un animal dangereux et sans doute enragé et puis il vaut mieux rester prudent. Euhhhhh, on ne sait jamais, çà tombe c’est Villepin qui a planqué un lion pour vous assassiner Maître euh Monsieur le Président, je veux dire. Une fois que vous serez dévoré, hop il n’y aura plus de preuve .

 

Sarkozy : Raison de plus pour que ce ne soit pas moi qui ouvre cette porte, alors dépêche toi Makouille et fais le pour ton maître !

 

F. Hollande entrouvrit la porte de l’armoire style Louis XV et regarda timidement, sueur au front, à l’intérieur, redoutant voir surgir le terrible croque-mitaine. Et, ….. Une voix se fit entendre

 

La voix : Referme la porte imbécile, tu ne vois pas que tu m’éblouis

 

Sarkozy : Mais, mais, c’est qui qui parle pour dire une aberration pareille en mon palais, franchement pour être ébloui par Makouille qui comme tout le monde le sait n’est pas une lumière, il faut vraiment être bourré !

 

S. Royal s’esclaffa finissant sa phrase les lèvres en cul de poule : Borloo !Je m’en doutais….Il n’y a que lui pour ronfler et cuver au fond des placards

 

S. Royal : Moi, je sais qui c’est !Et cette fois-ci la vérité n’échappera pas aux français. Je le jure devant Dieu c’est Bertrand Delanoë le …..

 

V. Peillon : Madame Royal, je voudrais vous dire que….

 

S Royal : Non tais toi, je vous connais les éléphants du Ps et la solidarité entre hommes qui règne à Solferino

 

V. Peillon : Non mais Bertrand et les femmes

 

S. Royal : Oh, tu ne vas pas retourner ta veste quand même et le couvrir à ton tour ! Ce n’est pas un social traître, de toute façon qui m’empêchera de clamer haut et fort la vérité devant les français et Dieu, alors maintenant je finis ce que j’ai à dire à tous, c’est Bertrand Delanoë le Papa !

 

Christine Boutin donna un coup de pied discrètement à Peillon et lui chuchota à l’oreille

 

C. Boutin : Non sérieusement, c’est une blague ? Elle n’est donc point au courant ?

 

V.Peillon : Bennnnn, il semblerait que Madame Royal ne soit pas prête à …

 

F. Hollande : Oui, euhh, je ne lui ai jamais dit euh vous savez Ségolène est sensible et j’ai préféré ne pas lui révéler et euh heurter sa sensibilité

 

C.Boutin : Madame Royal pas prête nous le savions tous déjà, et elle ne le sera jamais à mon avis, pas besoin d’être un homme pour s’en apercevoir.

 

Sarkozy : Bon reprenons ! Ben tiens Borloo pendant que tu es encore un peu lucide, tu vas pouvoir nous raconter ce qui s’est passé lors de la soirée avec Dati. D’autant plus, qu’il s’avère que tu étais présent, même si c’est dans le placard du début à la fin.

 

Borloo :

 

 

Benjamin Lancar : Putain comment vous l’avez déchirée la Dati, putain c’est qui la prochaine, c’est la petite Carla ? Je pourrais venir Nico, la prochaine soirée hein ?

 

Sarkozy : Bon écoute petit gibus, va jouer aux billes. Occupe toi de tes jouvencelles aux jeunes populaires, t‘en as déjà bien assez. D’ailleurs, j’ai cru comprendre dernièrement que tu ne tenais pas le harem correctement et qu’elles rejoignaient toutes la LCR. Franchement, ça devient catastrophique pour les prochaines élections si elles se tapent le prolo. Tu te rends compte, on a perdu 100.000 adhérentes ! Comment fais-tu ? Perdre 100.000 adhérentes en même pas 6 mois ! Je comprends pas !

 

Valéry Pécresse : Moi, je sais pourquoi le petit gibus a perdu ses adhérentes, moi je sais….

 

Benjamin Lancar : Oh non ! Tu n’as pas le droit de le dire sauf si le Président le demande ! Tu l’avais promis !

 

Valérie Pécresse : Ben justement, je ne faillis pas à ma promesse

 

Benjamin Lancar : Ben, il ne te l’a pas demandé

 

Sarkozy : Bon Valérie, crache le morceau !

 

Valérie Pécresse : Voilà, qui est fait à présent ! Je ne suis plus tenue par le serment. En réalité, le petit Benjamin est encore est encore

 

Benjamin Lancar : Oh non ! Pas çà !

 

Valérie Pécresse : le petit Benjamin est encore puceau !

 

Benjamin Lancar : Non, ce n’est pas vrai, elle ment !

 

Valérie Pécresse : Si, si,c’est vrai et même qu’il n’a jamais voulu que je le touche

 

Un silence submergea la salle d’audience, et tous les regards se portèrent vers le petit ben…. Mais le Président brisa le silence.

 

Sarkozy : Tu n’es pas PD quand même ?

 

Tous les membres de la salle s’esclaffèrent de rire de manière tonitruante, pendant ce temps là, Bruno Julliard qui se trouvait à coté de Benjamin

 

Benjamin Lancar : Oh hé !Toi tu es mal placé pour rire, tu as bien filé tes fesses à Bertrand pour obtenir ton siège à la Mairie de Paris

 

Bruno Julliard : Ouais peut-être mais je m’en fou, personne ne t’a entendu

 

F.Hollande : Oui euh concluons et mettons nous tous d’accord. Les uns prétendent avec des propos fondés sur des rumeurs, que le bébé a un père et les autres pourtant avec des preuves à l‘appui démontrent bien qu‘il en a pas ! Mais bon ! Euh avec ou sans père, tout le monde est d’accord Rachida est enceinte.

 

 

Economies d’énergie : le coup de gueule d’un ingénieur EDF

Economies d’énergie : le coup de gueule d’un ingénieur EDF
Nous reprenons ici le coup de gueule d’un ingénieur EDF qui réagit suite aux informations relayées par le journal télévisé de 20h sur TF1.

Un illuminé nous a donné une série de leçons sur les économies d’énergie.

Nous prenant pour des débiles mentaux profonds ou des séniles précoces, il nous a expliqué qu’en coupant toutes les veilleuses de nos appareils électriques, nous pouvions économiser 15% de notre consommation.

Faux, nous économiserions alors 2 à 3%. Le même nous a expliqué qu’en remplaçant nos lampes traditionnelles par des lampes à économie d’énergie, nous pouvions économiser 30 à 35% d’énergie. Faux c’est 4 à 5 % que l’on peut économiser.

Il est évident que si la maison est équipée comme celle de l’arrière-grand-père, c’est à dire juste des lampes et pas de frigo, micro onde, lave linge, lave vaisselle, sèche-linge et j’en passe, car par rapport à la consommation de tous ces équipements celle des lampes est « peanuts »*.

Pour couronner le tout, une brillante journaliste de TF1 (quelle chaîne instructive) a pris le relais et fait le total des économies pouvant être réalisées selon ces critères éclairés : 15 % sur les veilleuses + 35% sur les lampes = 50% d’économie d’énergie ! …

Elle n’est pas allée jusqu’à le dire, mais nous qui sommes particulièrement débiles, Avons deviné que demain, si nous suivions scrupuleusement ces instructions, on pouvait arrêter la moitié des centrales électriques ! …

Nous avons failli mourir idiots, mais pourquoi ne nous a-t-on pas expliqué tout ça avant ! Pour continuer dans la débilité profonde, la TF1 girl’s nous a ensuite précisé que pour les 50% restants, on pouvait les alimenter avec des panneaux solaires qui produisent de l’électricité « Verte », en illustrant son propos d’une photo d’une belle maison avec un petit panneau solaire derrière.

Là, j’ai failli chercher une arme, car on n’avait encore jamais vu un niveau de désinformation pareil, une absurdité aussi monumentale. En effet, pour produire ces 50% restants, si on se base sur une consommation moyenne de 6 KW (un abonnement classique sans chauffage électrique), il faudrait que chaque maison possède 140 mètres de panneaux solaires pour un coût de 89628 € Calculez le retour sur investissement.

Dans le chapitre « c’est bon pour la planète », il convient d’ajouter que les panneaux solaires, on ne sait qu’en faire quand ils arrivent en fin de vie, car ils contiennent plein de silicium et autres métaux lourds très polluants.

Ne croyez surtout pas que je sois contre les économies d’énergies, Je suis à 100% pour, quand elles sont réalistes, mais de grâce pas d’intoxication de ce type en pleine heure d’écoute, ça frise l’indécence ou la malveillance.

Pour continuer dans l’intox, connaissez vous Biville sur mer en Seine-Maritime ? C’est un petit village du littoral près de Dieppe, où 6 éoliennes sont récemment sorties de terre. Six engins de dernière génération qui occupent 4 Kms de notre littoral normand et dont les pales culminent à 85 m de hauteur.

Chaque éolienne à une puissance maxi de 2 mégawatts… quand le vent souffle fort. Ce n’est pas grand’chose comparé au 2600 mégawatt qui sortent en permanence de la centrale nucléaire voisine, mais c’est toujours ça, surtout quand il fait très froid.

Dommage quand même que cette énergie renouvelable soit si chère et non maîtrisable (4 fois plus chère que celle de l’atome), mais c’est pas grave, EDF à obligation de la racheter (et cher). Mais revenons à nos 6 éoliennes ; depuis quelques jours il n’y a qu’une seule éolienne qui tourne, les 5 autres seraient elles privées de vent ?

Que nenni, du vent il n’y en a pas depuis plusieurs jours, ce qui est généralement le cas quand il fait très froid, ou très chaud. C’est la nature, l’homme ne lui dicte pas encore sa loi. Mais alors, s’il n’y a pas de vent comment expliquer qu’une et une seule des éoliennes tourne ?

La réponse est très simple : On veut nous faire croire à fond aux énergies renouvelables, alors on n’hésite pas à tricher pour en cacher le mauvais coté. Ben oui, ça ferait pas bien pour les habitants de la région qui n’ont pas encore accepté ça dans leur paysage, que de voir toutes les éoliennes à l’arrêt alors qu’il fait – 4 degrés.

Alors, tout simplement, on en fait tourner une …en moteur (oui c’est possible, en lui donnant du courant !).

Ça consomme un peu d’électricité, mais ça fait croire que ça produit de l’énergie. Il est temps d’arrêter de nous rabâcher tous les soir à la météo « c’est bon pour la planète », parce que là, on sait plus trop ou est le bien et le mal, et on va finir par penser que ceux qui donnent des conseils sont, en plus d’être malhonnêtes ou incompétents, les plus dangereux.

L’électricité « dite propre » sans fumées, sans C02, sans atomes, disponible quand on en a besoin, à un prix qui ne détruise pas nos emplois et ne pas notre confort, ça n’existe pas, mises à part les centrales hydro.

Dans 20, 30 ou 50 ans peut être …. Dans mon entourage, je ne connais personne qui lave du linge propre, Ou qui met en route son lave vaisselle vide…

Alors il est grand temps que les médias et leurs gilets à rayures serviles qui nous desservent, arrêtent de nous prendre pour des demeurés, avec des reportages orientés, tronqués et des leçons de civisme qui ne tiennent pas la route.

Ah oui, j’allais l’oublier : j’ai même entendu « l’innocente Evelyne Délias », nous dire, après sa page météo, qu’il ne faut pas mettre trop de chauffage dans la voiture car ça consomme du carburant et « c’est pas bon pour la planète ».

Evelyne, si tu avais pris des cours de mécanique, tu saurais que le chauffage de la voiture récupère la chaleur de l’eau du circuit de refroidissement du moteur et cette eau chaude, il faut absolument la refroidir en la faisant passer soit dans le radiateur principal (celui qui se trouve derrière la calandre), soit dans le radiateur du chauffage de l’habitacle, sinon c’est la mort du moteur !

Si cette eau n’est pas assez refroidie, c’est même le ventilateur du circuit de refroidissement qui doit s’en charger en consommant de l’électricité pour tourner !

Et ça … « c’est pas bon pour la planète » par contre !

On pourrait aussi évoquer les biocarburants, présentés comme carburants « Verts » alors que s’engager dans cette voie, est un désastre écologique et humain à brève échéance : flairant l’aubaine, de grands groupes Agro-alimentaires, défrichent en ce moment des forêts entières et remplacent des cultures destinées à l’alimentation humaine par ces plantations destinées à la production de carburant « vert » (50% de la production de maïs des USA aura été détourné cette année pour cette production, d’ou la famine au Mexique, premier acheteur de ce maïs).

Vous doutiez vous de cet effet pervers du biocarburant ? Mais c’est un autre débat et j’ai des palpitations déjà rien que d’y penser… Surtout, surtout, je vous en prie…

Olivier Haccard 
 LABORATOIRE DE BIOLOGIE DU DEVELOPPEMENT
 UMR CNRS 7622, UNIVERSITE PIERRE ET MARIE CURIE

Bobo’disigner

Ah que la vie est belle, nous voici arrivé au grand paradis, oui euh disneyland, sarkoland, un cirque ou ce que l’on veut , les synonymes de paradis ne manquent pas, le tout vous allez comprendre, c‘est que ce soit « design « , d’ailleurs en phonétique les bobos ou les petites pédales cartées ump moulées dans un jean qui leur rentre dans la raie des fesses, chaussées d’une paire de mocassins qu’elles trépignent exagérément pour attirer l’attention bien méritée à leurs dignes personnes, qu’on croirait entendre des talons aiguilles portés par un gorille, prononcent ce terme : « dizzzzzzzaïgnnnnnnnnn « ben moi, parfois et je dis bien parfois, je m’y plais dans cet univers ! si, si, moi je trouve très amusant que ceux qui se croient les spectateurs de ces parcs de loisirs en tout genre, soient en réalité l’attraction, il suffit juste de prendre un pas en avant,observer et surtout écouter : « dizzzzzzzaïgnnnnnnnnn « . il existe aussi une variante régionale, contrairement à nos bobos parisiens et nos gazelles effarouchées du marais : la picardette des folivores ou l’amiénoise bobo de bon goût prononcent ce terme de manière plus accentuée encore : « dizzzzzzzaïgnnnnnnnngneuh « .
Un vrai laboratoire humain avec l’avantage d’être très attractif pour pas un rond, n‘est ce pas ?. Ah ! vous vous demandez pourquoi j’insiste sur ce mot « dizzzzzzzzignnnnnn (gneuh) allez, je m’aperçois que vous brûlez d’impatience et vais donc vous en dévoiler le secret car c’est tellement drôle qu’il serait dommage qu’une révélation, aussi mordante et risible ô possible, ne soit pas partagée.
Pour commencer, je m’adresse  à celles et  à ceux qui sont hors-jeu, c’est à dire les classifiés « has been » et les non-initiés qui ne savent pas encore prononcer ce mot avec élégance et de manière classieuse (d’après nos académiciens émérites bobos de référence de la culture, des connaissances, du savoir vivre et du bon goût), il est en effet possible d’aider vos cordes vocales en vous entraînant à émettre les sons et les syllabes appropriés de ce mot correctement en vous pinçant le nez. ( vous pouvez aussi vous aider d’ustensiles divers et variés selon les budgets, il y en a pour toutes les bourses, telle qu’une épingle à linge ou autres accessoires design en vous perforant le nez par 3 trous et en y introduisant 3 barrettes de couleurs différentes si vous souhaitez être très tendance et au top design pour célébrer le coup) 

Une fois la première étape franchie dans la prononciation, voici la seconde et la plus importante pour accéder au grand pouvoir du design. en effet ce fabuleux terme a une vertu magique qui peut bouleverser votre vie : le pouvoir du verbe tel qu’il est décrit dans la bible (bien qu’il ne soit pas un verbe dans ce cas particulier d’usage, il s’est avéré produire la même faculté, exception française sans doute de ce terme d‘origine anglophone, bref du franglish). dès lors que l’on sait prononcer avec grâce et clarté ce terme, il s’agit de canalyser toute son énergie karmique de ce que vous avez de plus orgueilleux et vaniteux en votre for intérieur afin de diriger toute l’énergie et le fluide pour que la magie se manifeste : le pouvoir de désigner le beau, le moderne, bref le design. Vous devenez la personne qui sait se distinguer et devenez l’unique centre d’intérêt.

Et oui, ces dandys et ces narcisses toutes catégories feraient n’importe quoi pour conforter leur ego. la formule magique est simple et toujours aussi efficace pour persuader les foules et les masses de naïfs bien plus nombreux qu’on ne le pense. il s’agit de désigner telle idée, telle personne, tel goût ou telle chose en la qualifiant de « moderne » une manière de s’autoproclamer « avant-gardiste » tout en insultant avec élégance quiconque de ringard sans en avoir à prononcer le terme. Il ne reste plus que deux options au ringard soit le rester soit rejoindre la cause de son maître à penser

 

 

 

 

Trouver les mots pour essayer de traduire ce que veut dire Ségolène lorsqu’elle s’exprime

Grand jeu concours, trouver les mots pour essayer de traduire ce que veut dire Ségolène lorsqu’elle s’exprime

3 ans d’abonnements gratuits avec nous,votre quotidien favori et objectif Mariel’âne

Phrase 1 :Ségolène devant Sarkozy lors d’un débat sur le pouvoir d’achat

Snif Snif Il faut vous soigner monsieur Sarkozy vous etes vraiment trop snif, les français n’ont plus assez de pouvoir d’snif, est-ce vraiment travailler snif pour gagner snif ? Vous vous en prenez à eux tout çà parce vous êtes snif. C’est vraiment pas snif de nous faire snif.

Phrase 2 : ses phrases courtes (ouffff)

Vous ne valez pas snifs que les snifs de Solferino.
Je le sais vous et votre snif conspirez et avez monté un snif contre moi. Je le sais que c’est snif qui avez ordonné de cambriolé mon snif.

Phrases 3 : Ségolène négocie les retraites avec Sarkozy

Mais çà va pas la snif, monsieur Snif, vous voulez faire travailler les snifs snifs jusqu’à 70 snifs. On arrive déjà pas à les faire trimer jusqu’à 50 snifs. En plus, si j’arrive à vous snif en 2012, comment je vais faire pour snif les statistiques du snif ?

Les réponses et oui Mariel’âne vous donne un coup de snif car il y en 29% pour qui ce n’est pas facile de réussir notre snif, mais ne vous vexez pas Mariel’âne ne vous prend pas pour des snifs quand même,ce n’est pas l’esprit de la snif, mais juste par soucis de mettre un peu d’égalité des snifs devant la difficulté du snif.

tête, méchant, plus, petit, çà, vous, personnes, mieux, ans, Sarkozy
snif , front, ans, appartement, plus, gentil, truquer, éléphants, chomage,
agées, gouvernement, achat, succeder,snif.

Le vrai discours qu’aurait dû prononcé aux français, Nicolas Sarkozy face à la crise financière

Le vrai discours qu’aurait dû prononcé aux français, Nicolas Sarkozy face à la crise financière

Françaises, Français, mes chers compatriotes.

Voilà, il y a un peu plus d’un an déjà, vous m’avez fait confiance en m’élisant à la digne fonction de Président de la République suite à ma campagne électorale à propos du pouvoir d’achat. D’ailleurs vous vous souvenez tous du slogan « Travailler plus, pour gagner plus ». Bien entendu, lorsque je disais çà, vous avez tous compris que je m’adressais à la France d’en bas, celle qui se lève tôt.

Mais, aujourd’hui, comme le démontre la crise financière internationale, je me dois de dire la vérité et une triste réalité des règles du jeu du marché. Et oui, après m’être adressé à la France d’en bas, c’est-à-dire aux voyous à col bleu, ensuite aux classes moyennes, mon devoir est aussi de m’adresser aux voyous à col blanc, bref la France d’en haut. En économie, comme vous connaissez l’un des principes les plus fondamentaux entre l’offre et la demande, il est évidemment clair qu’en suivant cette logique, il ne peut y avoir plus de pilleurs de richesses que de créateurs de richesses. En l’occurrence pour vous, France d’en haut, cela se traduit « flinguer plus pour gagner plus ». En effet, le type de rémunération qui consiste à taper dans la caisse sans compter ne peut être alloué à tout le monde. Aussi, comme le veut le libéralisme, comme l’a si bien rappelé mon rival Delanoë, ce sera la compétition qui désignera les méritants donc les meilleurs flingueurs. Quelque part, les voleurs ont un véritable travail. Oui leur première fonction consiste à veiller à ce qu’il soit le moins nombreux possible s’ils veulent préserver leur train de vie.

de Guillaume Bonard

Définition d’un moldu

Voici la définition didactique d’un « moldu »
(nom, masculin, singulier): un moldu est un individu appelé communément citoyen qui CROIT avant tout, ne réfléchissant pas et prenant pour vérité tout ce qu il leur a été enseigné par exemple par l’enseignement, les médias, les corporations,les économistes, les scientifique, les entreprises, etc… ne raisonnant pas et se contentant de répéter les opinions qu il a soigneusement collecté ( bien que quelques une soient vraies,  il n en comprend pas forcément les fondements) et ne remettant pas le système en question même quand celui-ci fonctionne mal,juste par conservatisme idéologique)

 

L’apprentissage de l’emploi précaire

L’apprentissage de l’emploi précaire

Par et

http://www.mouvements.info/spip.php?article298

TRAVAIL. Entretien avec Elsa Fayner, auteure de « Et pourtant je me suis levée tôt… », sur les conditions de travail des salariés précaires. Un univers absurde, aux gratifications irrationnelles, qui ne débouche sur aucune velléité de révolte. 18 juin 2008.

Pendant trois mois, vous avez été télévendeuse dans un centre d’appel, serveuse de hot-dog à la cafétéria d’Ikea et femme de ménage dans un hôtel. Vous en avez fait un livre. Pourquoi avoir choisi de travailler ainsi, en immersion, au côté de jeunes salariés précaires ?

C’était en janvier 2007, la campagne présidentielle avait commencé. Il y avait de gauche à droite, un consensus pour « réhabiliter » le travail et la « valeur travail », pour lutter contre « l’assistanat ». Autour de moi, plusieurs trentenaires voulaient partir travailler à l’étranger. La France était-elle sclérosée ? Y avait-il vraiment des gens démotivés, désincités à travailler ? Pendant la campagne on a aussi beaucoup parlé du SMIC, Nicolas Sarkozy affirmant : « Les classes moyennes sont désincitées à travailler pour gagner à peine plus que le SMIC, qui, lui, augmente chaque année, sans rapport avec les efforts des salariés qui le touchent… ». J’ai voulu aller y voir de plus près. J’ai travaillé en intérim, en CDD puis en CDI, mais toujours pour un SMIC. J’ai d’abord pensé à demander l’autorisation aux entreprises de venir enquêter en leur sein, mais je craignais qu’on ne me montre que ce qu’on voulait bien me montrer. Une série d’entretiens ? Il est souvent difficile de parler de son travail. J’ai donc opté pour l’immersion, en sachant bien sûr qu’il était hors de question de « se mettre dans la peau » de salariés précaires, mais juste de voir sous un autre angle leurs situations.


De l’ANPE aux entreprises, comment le monde du travail voit-il les jeunes ? Dans votre livre, la conseillère de votre agence d’intérim vous annonce que vous êtes prise pour quelques mois dans un centre d’appel : « Tu es contente ? » insiste-t-elle, comme si vous ne lui manifestiez pas assez votre reconnaissance… De page en page, on a l’impression d’une déresponsabilisation de ces jeunes, d’une infantilisation…

La moyenne d’âge de mes collègues était de 20, 25 ans. Les conseillères des agences d’intérim, les « managers » des centre d’appel avaient quasiment le même âge que les télévendeuses. Mais eux-mêmes infantilisaient les jeunes à qui ils avaient à faire ! J’ai été très étonnée de voir qu’ils croyaient à ces méthodes de management. Ils intégraient la méfiance de leurs aînés : « C’est un enfant, c’est un tire-au-flanc, ou un voleur » . Mais aussi : « Ce sont des enfants, donc nous allons les motiver en leur faisant des cadeaux. » Quand les télévendeurs parvenaient à vendre beaucoup d’abonnements téléphoniques aux clients qu’ils appelaient tout au long de la journée, ou quand ils gagnaient des « challenges » contre les plateformes de télévendeurs d’un autre centre d’appel, on leur offrait une boîte de Dragibus (de petits bonbons de toutes les couleurs, ndlr), des tickets à gratter de la Française des jeux, des pots de confiture… J’étais frappée par cette absence de rationalité. Les nouveaux arrivants étaient eux aussi choqués. À chaque fois que quelqu’un faisait une bonne vente, ou que l’équipe dépassait un certain objectif, nous devions tous applaudir. Je me souviens qu’un jour, une jeune arrivante, comme moi, ne l’a pas fait. La superviseur lui a lancé : « Vous voulez que je vous achète des mains ? ». Et du tac au tac elle a répondu : « C’est vrai que ça serait plus facile pour gratter les tickets de jeux… ». Mais les plus anciens – c’est-à-dire les salariés présents depuis six ou sept mois – adhéraient de plus en plus aux produits qu’ils devaient vendre. Si une cliente n’en voulait pas, ils parvenaient à se convaincre que c’était de sa faute à elle, qu’elle avait tort. Au fur et à mesure, les défenses tombaient. ll est plus facile de croire que si on ne gagne rien, c’est de la faute du client. Pas celle du manager.
La situation était parfois absurde : ces superviseurs de moins de 30 ans étaient parfois eux-mêmes en intérim… Et les jeunes que ces managers grondaient ou félicitaient avaient, à 22 ou 23 ans, un bac ou un bac +2 et déjà des longues expériences de travail. La plupart ont commencé à travailler dès le bac en poche, parfois pour financer des études plus longues. Et depuis 5 ou 6 ans, ils enchaînent les missions d’intérim d’un mois ou un peu plus, ce qui finit par faire pas mal d’expériences… Mais le rapport à l’autorité reste compliqué. Quand une superviseure nous a très sérieusement dit, que son surnom sur le plateau était « FBI », il y avait vraiment de quoi rire… mais parmi les jeunes téléopératrices personnes n’a ri. Il s’agissait de payer son loyer.

Dans le centre d’appel, quel était le rapport de ces jeunes femmes au travail et à la précarité ?

Elles avaient besoin d’un salaire, et pas trop le temps de s’appesantir sur leur « rapport au travail ». La plupart avaient un rapport problématique à l’école. On les sentait mal à l’aise sur les bancs de la formation de quelques jours, obligatoire avant la mission d’intérim. Comme si d’un côté il y avait ceux qui avaient l’autorité, et de l’autre, elles. Quand je leur ai fait lire le livre, avant sa parution, la plupart m’a dit : « Il faut que tu dises que ça va beaucoup mieux pour nous aujourd’hui ! ». En fait beaucoup étaient encore en intérim, mais elles veulent sans cesse positiver et ne se voient pas du tout comme des Cosettes. Sans doute parce qu’autour d’elles, tout le monde est à peu près dans la même situation, il y a peu de modèles alternatifs. Et malgré leur statut précaire, elles sont intégrées à la société de consommation, ne se vivent pas comme des exclues. Ce mode de vie précaire est devenu une habitude : elles vont à l’ANPE, à l’agence d’intérim, puis vont faire leurs courses au centre commercial à côté. La précarité n’est pas vue comme quelque chose de ponctuel. Certaines me faisaient part de leur expérience : « A l’agence (d’intérim, ndlr) d’Armentières, il n’y a rien, du coup, j’ai été à Lille. Moi je te recommande celle de tel endroit… ». Elles ont fait l’apprentissage de ce système d’emplois précaires, elles en ont une pratique régulière. Même si ça n’a pas été simple : l’une d’elle m’a confié qu’au début de son parcours de précaire, elle ne savait pas comment s’y prendre : « Une conseillère d’une agence d’intérim m’a expliqué qu’il fallait venir tous les jours la harceler, plutôt que de se contenter de laisser un CV et d’attendre d’être contactée. Il faut le savoir. Pour moi, ça ne se faisait pas, c’était du non-respect. »

On a l’impression à vous lire, que ce n’est pas tant un travail qu’on leur demande, qu’un « savoir-être », une expression qui revient souvent dans la bouche des conseillères ANPE ou intérim. Il faut réapprendre à parler, « se remettre en cause »… Une conseillère ANPE répond à un employeur, à propos d’un jeune candidat à l’embauche : « Il est parfait en savoir-être et je le recommande en savoir-faire, vraiment, c’est un bon petit gars ! »

Il faut bien « présenter », être ponctuel, savoir parler, résister au stress, savoir répondre à des situations conflictuelles avec les clients… mais ces compétences, plutôt relationnelles, si elles sont inscrites dans les annonces d’emploi, ne sont pas rémunérées. Comme si elles étaient innées. Au contraire, bien sûr, elles s’apprennent. Chez Ikea, on joue beaucoup là-dessus : « Ton savoir-être est unique » . Un exemple : « Ah ? tu aimes le dessin ? et bien on va te mettre au tableau du magasin ». Comme si ces postes ne relevaient pas d’une compétence technique. Du coup, s’il y a un problème à ton poste, c’est toi qui es en cause, c’est toi qui es atteint dans ton être.

Qu’avez-vous vu de la souffrance de ces salariés précaires ?

J’ai vu le visage des filles du télémarketing se creuser de plus en plus. Elles étaient épuisées moralement, elles avaient du mal à dormir la nuit. Leïla, une de mes collègues femmes de chambre, m’a dit un jour : « Je me sens vieille physiquement et moralement. » Elle avait des douleurs au poignet à force de frotter, elle avait mal aux jambes à force de rester debout. Moi-même je ne la considérais pas comme une « jeune ». J’ai appris qu’en réalité, elle n’avait que 28 ans. Dans le foyer de jeunes travailleurs où je logeais, je voyais chaque jour plus de personnes avec des bras dans le plâtre, des problèmes physiques. Oui ce sont des jeunes, mais plus tant que ça…

Quelles sont leurs perspectives d’avenir ?

Décrocher un CDI, passer manager, passer du sous-traitant à la maison mère. Pour certaines téléopératrices : travailler à la Redoute. Le siège est beau, c’est une vieille entreprise, c’est rassurant. Quand je leur demandais de me dire où elles se voyaient dans 10 ans, la plupart me répondaient « mariées ». Mais elles n’espéraient pas des boulots incroyables. Rien qu’un petit mieux, un salaire un peu plus élevé, un temps plein… Un poste stable surtout, et qui leur plaise.

Est-ce que vous avez perçu des envies de révolte ?

Aucun des jeunes que j’ai rencontré n’était militant. À l’hôtel, faute de syndicaliste, c’est le directeur adjoint qui était délégué du personnel, et également trésorier du CE. Un jour, un serveur a lancé à la cantonade, lors de la pause : « J’ai lu dans la convention collective qu’on devait nous donner une bouteille d’eau gratuitement pour le service ». Aucun de ses collègues n’a réagi. Il a fini par replonger le nez dans son assiette en disant : « C’est pas grave après tout. C’est bien comme ça ». Les filles du télémarketing votaient plus à gauche, mais plutôt par habitude. Dans l’hôtellerie, les jeunes étaient plus libéraux. Dans chacun des secteurs où j’ai travaillé, je n’ai pas vu de révolte. Les critiques portaient plutôt sur les personnes, jamais sur le système, jamais sur l’exploitation par les plus riches. Ces salariés étant eux-mêmes dans la consommation, à leurs yeux, ce n’est pas critiquable d’avoir de l’argent. Chez Ikea, comme souvent dans les grands magasins, les employés sont les premiers clients. Ils comprennent donc tout à fait que les visiteurs veuillent être servis et conseillés rapidement, qu’ils râlent s’ils doivent attendre ou si les produits s’avèrent de mauvaise qualité. Les supérieurs n’ont qu’à invoquer du coup le désir du client-roi, pour tout faire accepter au personnel. Comme dans la télévente, les “chefs” peuvent alors devenir des “managers”, qui “conseillent”, “aident” les employés à accomplir leurs tâches au mieux, au plus vite. Plus personne ne semble avoir donné l’ordre, l’autorité est diluée. Il est donc difficile de s’y opposer, de le contester. D’autant moins que les nouvelles organisations du travail insistent sur l’autonomie, la prise de responsabilité, la polyvalence, la faculté de chacun à atteindre les objectifs qui lui ont été fixés. Les mouvements ne sont plus chronométrés, il n’y a plus besoin de contremaître pour surveiller, chacun se débrouille comme il peut pour remplir ses missions, même si les moyens nécessaires ne lui ont pas été alloués. Conséquence : le salarié pense être personnellement responsable en cas d’échec, il a l’impression de ne pouvoir s’en prendre qu’à lui-même. Culpabilisation, dépressions parfois, s’ensuivent. On peut parler d’individualisation des contraintes, des risques. Les emplois du temps, les pauses sont également individualisés. Ce qui rend plus 
difficile les rencontres avec les collègues, le partage des expériences, les comparaisons. Et si ces risques individualisés sont réels, si la pression est bien accentuée, les tâches, elles, restent répétitives et pauvres en contenu dans une entreprise comme Ikea. L’autonomie promise, la prise de responsabilité ne concernent en réalité que les décisions aux conséquences limitées : l’ordre des tâches dans la journée, la répartition des instruments sur son plan de travail, bref des aménagements. Les décisions cruciales sont, elles, au contraire prises par des cercles de dirigeants de plus en plus restreints. Si certains clients confient admirer la “gestion démocratique d’Ikea” chacun se sert, les produits sont bon marché, l’ambiance est familiale, etc.-, il s’agit en réalité d’une image marketing savamment suggérée, et moins d’une véritable émancipation des salariés.


Propos recueillis par Sonya Faure